Article 2C. L’influence du raisonnement logique sur mon psychisme et mon comportement.
Les fondements de mon psychisme.
Ma pensée structure mon esprit.
Un ensemble d’idées forme la structure de ma pensée, plus ces idées sont élaborées plus ma pensée est logique. Il existe trois types principaux de pensées :
1. Les pensées vagabondes ; une profusion d’idées traversent mon esprit sans laisser de traces dans ma mémoire, ce sont des rêveries sans consistances qui ne nécessitent aucun effort d’attention. Toutes les images qui effleurent mon attention sont floues.
2. Les pensées concrètes ; plus élaborées, les idées qui les forment, prennent leurs origines dans l’observation d’objets visibles proches, que je peux toucher, ou ressentir, ou que je connais.
3. Les pensées abstraites ; les idées qui les forment, se fondent sur une succession d’événements que je ne peux concevoir que par le langage parlé ou écrit. Un enchaînement logique et raisonné de mes idées me permet de prendre conscience de la réalité d’un phénomène caché à l’observation directe (comme l’Univers) ou à un phénomène abstrait (comme le temps par exemple).
Réflexion sur ma pensée.
Je suis capable de pensées abstraites qui me permettent de prendre conscience de mon fonctionnement physique et psychique. Au niveau physique, si je ressens une douleur au niveau de l’épigastre, par exemple, j’imagine que, celle-ci peut provenir de mon estomac, sans savoir, bien sûr, ce qui a pu provoquer cette douleur, ce peut être de l’acide apporté par un aliment ou un corps étranger ingéré par inadvertance. De même, au niveau psychique, je peux être angoissé si je dois subir une opération chirurgicale ou m’engager dans une action périlleuse.
Toutefois, les idées élaborées qui forment l’essentiel de mes pensées abstraites peuvent être refoulées, quand elles sont inconsciemment gênantes pour mon équilibre psychique conventionnel et peuvent ainsi induire des phénomènes inconscients responsables de troubles fonctionnels organiques ou psychiques.
Réflexion ; le caractère, fondement de ma personnalité.
Mon caractère est le mixage d’une infinie de combinaisons transmises par les gènes de mes ancêtres et de mes parents jusqu’à moi. Ce qui fait que je suis un être unique, pas un clone, avec mon matériel génétique spécifique, j’élabore ma personnalité typique en considérant mon environnement particulier dans lequel je suis plongé depuis ma naissance.
A ma naissance ce caractère était déjà présent, mais à l’état latent, il devait commencer à se structurer, bien avant, dès mon état d’embryon, au contact de ma mère (langage, toucher, sensation …), ensuite après ma naissance avec la prime éducation parentale et plus tard avec mon éducation scolaire. Mon milieu environnemental a, aussi, eu une grande importance pour le développement de ma personnalité. Il existe une différence fondamentale entre un enfant élevé dans un milieu favorable à son développement ou dans un milieu défavorable à l’épanouissement de sa personnalité. Le caractère est la base inconsciente de la personnalité, mais comme tous les caractères sont exclusifs les personnalités peuvent varier considérablement.
Mécanisme de l’appareil psychique, d’après la théorie psychanalytique.
• L’inconscient. Décrit par Freud, il qualifie des processus dynamique qui agissent efficacement sur ma conduite mais sans atteindre ma conscience ; ils ne deviennent conscients que par la levée des blocages par ma conscience, soit au cours du rêve (quand ma conscience est endormie), soit au cours des états psychotiques (quand ma conscience est annihilée), soit à la faveur d’une cure psychanalytique.
Dans un sens plus général, l’inconscient est du domaine des processus nerveux échappant entièrement à la connaissance personnelle, comme la plupart des fonctions organiques, des réflexes, des automatismes, dont les effets seuls peuvent devenir conscients. Ce domaine se différencie de celui de processus qui sont également inconscient à un moment donné mais qui à un autre moment peuvent être l’objet de connaissances personnelles, domaine dit du subconscient.
• Le « ça » ou « Soi ». Il est constitué par l’ensemble de mes pulsions primaires engendrées par la recherche du plaisir sans contrainte, ni tabou.
• Le « Moi ». Il regroupe mes motivations et mes actions, il a pour fonction l’ajustement de mon organisme à la réalité, le contrôle de l’accès des stimulations à ma conscience et à mes mouvements.
Sa fonction, en fait, est de résoudre les conflits, que se soit entre les pulsions primaire et le milieu extérieur, ou entre les pulsions primaires et le milieu intérieur. La qualité et la nature de la résolution des conflits dépendront en grande partie de ce que l’on appelle la « force du Moi », caractéristique individuelle fondamentale, résultant des facteurs congénitaux ou acquis après ma naissance. C’est lui qui me fait dire « j’existe ».
• Le « Sur-Moi ». Il représente un complexe de motivation dont l’action inconsciente incite le Moi, pour éviter la culpabilité, à se défendre contre les pulsions instinctuelles (sexuelles ou agressives) émanent du « ça ».
• La « Pulsion ». Processus dynamique qui consiste à une action irrépressible de l’organisme vers un but. Selon Freud, une pulsion a sa source dans une excitation corporelle (état de tension) ; son but est de supprimer cet état de tension qui règne à la source pulsionnelle ; c’est dans l’objet ou grâce à lui que la pulsion peut atteindre sont but.
• Le « Refoulement ». Défense automatique et inconsciente par laquelle le « Moi » rejette une émotion, une idée pénible ou dangereuse pour le maintien de l’équilibre psychique. Les pulsions inacceptables entrant en conflit avec les motivations conscientes sont automatiquement repoussées du champ de la conscience, elles deviennent inconscientes.
• Le « Complexe ». Ensemble organisé de représentations et de souvenirs à forte valeur affectives, partiellement ou totalement inconscients. Un complexe se constitue à partir des relations interpersonnelles de l’histoire infantile ; il peut structurer tous les niveaux psychologiques : émotions, attitudes, conduites adaptées.
Réflexion ; le stress et son influence sur l’organisme.
Il faut, tout d’abord, dire que le stress n’est pas une maladie, mais un comportement face à l’aptitude de s’adapter à toutes sortes d’agressions provenant de son environnement.
La réponse à l’agression sociale et psycho émotionnelle, que je subis, dépend beaucoup plus de ma manière d’interpréter et d’accepter cette agression que l’agression elle-même. Si le stress nous perturbe de plus en plus, c’est que la demande d’adaptation à l’agression devient de plus en plus fréquente et que notre réponse n’est pas appropriée.
A défaut de transformer mon environnement, je dois obligatoirement m’adapter en agissant sur moi-même et sur ma manière d’interpréter ce qui m’arrive.
Mais qu’appelle-t-on le stress ? C’est le Pr. Hans Selye qui, dans les années 1930, en donna la définition, qui peut se résumer ainsi : une émotion agréable, une grande joie, une bonne nouvelle produisent les mêmes effets qu’une émotion désagréable ou une mauvaise nouvelle et sont dans les deux cas cause de stress. Dans les deux cas, le cœur battra plus fort, la respiration sera plus rapide, le taux de sucre augmentera dans le sang et les acides gras seront libérés des réserves adipeuses, pour fournir l’énergie nécessaire à la défense contre l’agression, la survie et l’adaptation aux nouvelles conditions.
Dans les deux cas il y a stress, dans les deux cas il y a agression et réponse similaire, biologique et hormonale, responsable à son tour des différentes modifications au niveau des organes (cœur, muscles, foie, cerveau…) qui assurent la défense et l’adaptation de l’organisme.
La plupart du temps, les réponses de l’organisme se font en harmonie, le plus naturellement, et sans conséquences ; elles sont adaptées aux normes physiologiques de la personne. Il s’agit de bon stress.
D’autres fois, les réponses exigées par une demande intense et prolongée, agréable ou désagréable, sont excessives et dépassent les capacités de résistance et d’adaptation de l’organisme. Il s’agit dans ce cas de mauvais stress.
Le froid, la chaleur, le traumatisme physique, l’exercice physique violent, la maladie, la fatigue … sont des facteurs de stress au même titre que la joie, la peine, la peur, la contrainte, la réussite ou l’échec.
Le stress n’est pas un phénomène nouveau, il a toujours existé. Depuis des millénaires, l’être humain (et aussi l’animal) subit le stress et c’est même grâce à lui qu’il a survécu, l’obligeant à s’adapter à un monde en transformation permanente.
Le stress n’étant pas une maladie, il n’y pas de traitement médical du stress mais des psychothérapies adaptées permettant une gestion efficace du stress.